Rainy Day (c) Evelinan Friman (Unsplash)

Rester sec en randonnée

Rester sec en randonnée, le sujet peut paraître banal. Tant pis, je propose quand même ces astuces pour se balader au sec lorsqu’il pleut ou, cas plus fréquent, lorsqu’on transpire.

En un coup d’œil

Avec un sac sur le dos, on transpire très vite, même s’il ne fait pas très chaud. On se retrouve alors à marcher de nombreux kilomètres avec cette désagréable sensation d’humidité. À d’autres moments, lorsque la pluie est de la partie, on se prend facilement quelques litres d’eau dans la face, ou sur le dos. Pour éviter d’être trempé, ou tout du moins afin d’atténuer les effets désagréables de l’humidité, voici quelques trucs de marcheurs et de randonneurs qui ont accumulé des centaines de kilomètres sous leurs semelles.

Écoutez la météo

Rain (c) Reza Shayestehpour (Unsplash)Renseignez-vous sur les conditions météo avant le départ ou la veille. La meilleure façon de rester sec, c’est encore de ne pas se mouiller. Il faut parfois savoir renoncer à une balade, surtout si la pluie s’accompagne de forts orages.

Le coup de l’oignon

Si vous partez quand même, optez pour la fameuse recette des trois couches. Une couche proche du corps pour rester au chaud, une couche pour garder la chaleur en cas de rafraîchissement des températures et une couche imperméable. Cette dernière aura deux fonctions. Protéger de la pluie, c’est évident. Elle pourra aussi enrayer les pertes de chaleur dues à l’action du vent. C’est le coup de l’oignon, on enlève ou on remet des couches en fonction des circonstances.

Le coup de l'oignon (c) K8 (Unsplash)Perso, je change de T-shirt vers midi, au moment de manger. Je profite de ce moment-là pour sécher mon singlet de route. S’il est sec au moment de repartir, je le renfile pour l’après-midi et je recommence mon manège en arrivant à l’étape. Ça peut paraître cra-cra, mais je rappelle qu’on est sur la route et qu’il est important de se ménager des moments de confort, surtout lors des repas.

Bannir le cotton

Quand vous partez pour une longue marche ou pour un trek de plusieurs jours, ne portez pas d’effets en coton, une fois humides, ils sont lourds et ils mettent longtemps à sécher.

Pour ma part, j’ai opté pour des T-shirts et boxers confectionnés avec de la laine de mérinos. Ces sous-vêtements restent chauds même quand ils sont humides. On peut même les porter pour les faire sécher à la température du corps. Sur un fil, ils sèchent à une vitesse éclair dès qu’il y a un peu de soleil et de vent. Autre avantage, la laine de mérinos est anti-odeur. J’ai testé. Quatre jours en plein cagnard sans les laver (moi, une douche le soir. Quand même) et toujours pas d’effluves désagréables qui invitent à une distance, disons… sociale !

On en trouve affichant de bonne qualité dans les grandes marques comme Icebreaker, ou Seagale, mais aussi chez Decathlon. Woolpower est bien aussi, mais trop chaud, on les gardera pour l’hiver. C’est un petit investissement, mais il en vaut vraiment la peine. Le seul bémol, il faut faire très attention aux mites qui mangent la laine de mérinos comme dessert.

Testez votre tenue de protection contre la pluie

Je conseille une veste réservée à cet usage. Un beau ciré jaune, comme les marins. Ça se voit bien au bord de la route et puis c’est un classique qui a fait ses preuves. Elle prend peu de place et s’enfile sans difficulté. Elle sèche aussi très vite. Parfois, un pantalon en Elastane est le bienvenu, même si c’est un poids en plus à porter. En ce qui me concerne, par tous temps, je préfère un pantalon type Fjällraven que l’on peut enduire de cire (wax) pour le rendre plus ou moins percolant.

Pour garder sa yellow Jacket au sec, il vaut mieux la tester (c) Lucas Wesney (Unsplash)Je porte un chapeau quand il pleut. C’est un Tilley, le roi des chapeaux pliables. Il faudra que je fasse un petit sujet sur cette marque, car l’histoire de ce chapeau est très sympa. Ah oui, le chapeau à larges bords protège la tête, mais aussi, un peu, les épaules. Et puis ça garde le cerveau au sec et au chaud.

Avant de partir, évaluez la qualité de la tenue de pluie que vous emporterez lors de votre trek. Pour ça, profitez d’une sortie bien arrosée, pas loin de chez vous, pour tester votre matériel.

Une autre solution, encore plus radicale, est de prendre une douche avec votre protection contre la pluie. Là, pas de surprise possible, ça passe ou ça mouille. Dans le second cas, il est encore temps de revoir sa copie.

Housse de sac imperméable

Ne pas oublier votre sac à dos, même s’il dispose de sa propre housse anti-pluie, procurez-vous une seconde housse adaptée à la contenance de votre sac c’est-à-dire son volume en litres. Veillez à bien positionner la housse sur le sac. Utilisez les cordons pour envelopper le sac à dos au maximum.

J’utilise une vieille paire de bretelles de bébé pour tendre la partie de la housse qui est en contact avec mon dos.

Compartiments étanches ou sac de congélation

Placez vos effets personnels dans des sacs étanches (sacs en nylon enduit chez Sea To Summit, Osprey ou Lowe…) avant de les placer dans les poches de votre sac à dos. Des sacs de congélation avec un ziplock (Ikea, Carrefour, Toppits, Albal, Action…) peuvent très bien faire l’affaire, mais plus lourds et moins solides à l’usage.

De l’utilité d’un sac poubelle

Un truc de vieux routards : doubler le compartiment intérieur de votre sac à dos avec un sac poubelle.

Guêtre ou ne pas guêtre…

Guêtres ou ne pas guêtres (c) Fabrizio-Verrecchia (Unsplash)Prévoyez des guêtres pour protéger vos chaussures et le bas de votre pantalon. Je sais, ce n’est pas toujours joli, mais c’est efficace, surtout si vous devez marcher dans des herbes plus ou moins hautes. De plus, si vous marchez dans des endroits où il est possible de rencontrer des serpents et autres bestioles à venin, les guêtres offrent une protection qui n’est pas négligeable.

La tente comme abri possible

Si vous êtes surpris par une grosse averse et que vous portez une tente, dressez la paroi extérieure pour vous mettre à l’abri. Choisissez un terrain un peu surélevé et orientez la porte à l’abri du vent dominant.

Un peu de réconfort

Prendre le temps d'un café sous la pluie pour rester sec en randonnée (c) Ian Keefe (Unsplash)Après la pluie, prévoyez un thé ou une boisson chaude pour vous réchauffer, changez-vous si cela est possible, surtout s’il fait froid. Un bistrot est souvent le bienvenu avec les toilettes comme cabine d’intimité.

Séchez ce qui doit l’être dès que possible

Si vous prenez le café dans un bistrot, profitez de cette pause pour mettre des choses sur un radiateur. Demander la permission, c’est mieux. Moi, des patron/-nes sympas m’ont même séché des trucs dans leur séchoir perso. Du coup, j’ai repris un café !

Dès que le soleil est de retour, pendez votre linge à une corde pour le faire sécher. Vous pouvez aussi le poser sur des pierres qui se réchauffent sous les rayons du soleil. Évitez l’herbe, le sol reste humide et votre linge sèchera beaucoup moins vite, voire pas du tout. Certains hôtels, auberges de jeunesse ou camping disposent de machines à laver et de séchoirs, ne les boudez pas, c’est aussi l’occasion de faire une bonne petite lessive.

Et le parapluie ?

Ben, j’avoue que je n’emporte pas de parapluie dans mon sac à dos. C’est encombrant, et lourd. Ça s’envole ces petites choses-là ! Quand il faut le sortir, c’est galère avec les baleines qui se prennent dans tout. Pour le tenir, la main occupée ne sert qu’à ça, sur le bord de la route ou sur un sentier, ce n’est pas très prudent. Enfin, ce n’est pas pratique à ranger une fois que c’est mouillé.

Voilà… des astuces et du bon sens pour sortir dans le meilleur confort possible.

N’hésitez pas à commenter, à partager sur les réseaux sociaux. Y’a des boutons qui sont pratiques pour faire ça.

Suivez-moi

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.