Osprey Stratos 50 (c) OspreyEurope

Le sac à dos Osprey Stratos 50, stable et confortable

Le sac à dos Osprey Stratos 50 m’a accompagné pendant trois jours sur le Wildniss Trail, dans l’Eiffel allemand. 80 km parcourus dans des conditions presque hivernales pour un test en situation.

En un coup d’œil

C’est ma copine Lindsay, la responsable du rayon Rando chez AS Adventure à Hognoul (Belgique), qui m’a décider de passer à l’acte. Le laboratoire de test fut le Wildnis Trail. C’est un parcours de 85 km, divisé en quatre ou cinq étapes, dessiné dans la magnifique réserve naturelle de l’Eifel, dans l’ouest de l’Allemagne.

Sur les traces du chat sauvage (c) Alain DemaretLe tracé relie Höfen, un village proche de la célèbre station de Monchau, à la ville de Zerkall, une petite entité à une dizaine kilomètre au nord de Heimbach. Comme je n’avais que peu de temps, j’ai effacé cet itinéraire en trois jours. Une manière réaliste de tester l’adaptabilité du sac. J’embarque à peine 9 kg, avec ma popote, mon sac de couchage et un litre d’eau. J’ai pris le départ à Monchau le premier mars 2019.

Premières impressions

blankAu premier abord, le sac se conforme à mes attentes. À vide, l’Osprey Stratos 50 est un poids plume avec 1,7 kg pour 50 litres. Un volume idéal pour quelqu’un qui se déplace plusieurs jours à plusieurs semaines. Je rappelle que j’ai parcouru le Chemin de Compostelle avec un sac d’une contenance de 45 litres et que c’était bien suffisant.

Selon moi, le fabricant réalise un gain de poids au détriment de l’étanchéité du rabat de la coiffe (voir ci-dessous). Les matériaux semblent de bonne facture, une utilisation plus intensive me permettra d’évaluer la résistance à l’usure. Les zip (fermetures éclair) et les cordons de fermetures s’avèrent très efficaces. Le sac dispose d’une ouverture latérale pour accéder au matériel de façon ergonomique. La poche supérieure est amovible (je l’appelle la coiffe). Elle peut servir de sac à main si l’on veut sortir le soir en laissant son sac principal à l’étape. J’aime aussi la grande poche, sur la face avant, qui permet de ranger les effets à la journée. Première personnalisation, la pose de l’hippocampe, grigri confectionné par ma “petite” sœur (photo ci-contre).

Habitabilité

Le compartiment principal peut se moduler en deux sections, haute et basse. Une fois divisé, le compartiment inférieur n’offre de la place que pour mon seul sac de couchage. Sur le Camino del Norte, le bas du sac dont je disposais contenait ma tente (sans les piquets, reportés sur les poches latérales), mon matelas gonflable ET mon sac de couchage. Me voilà devant un nouveau compromis à accepter.

Portage

palemo.net - Osprey Stratos 50 Sideback
Portage du Osprey Stratos 50 homme (c) Osprey

Le système de portage se révèle léger et facile à régler. Si confortable, que ce soit sur les hanches ou aux épaules, qu’il arrive à se faire oublier. Il présente, à la fois, beaucoup de souplesse et la rigidité nécessaire pour permettre au sac chargé d’accompagner le corps dans toutes les situations. J’ai rencontré des descentes assez abruptes où ces qualités m’ont été bien utiles.

Osprey Stratos 50 à l'hôtel (c) Alain DemaretLes sangles sont à la bonne dimension, facile à manipuler sans traîner partout. Conséquence, le sac ne laisse entendre que peu de frottements une fois harnaché sur le dos. J’aime beaucoup ! Les rappels de charges sont judicieusement placés et permettent d’ajuster au mieux le centre de gravité en toutes circonstances. De fortes montées et des descentes vertigineuses sont au programme. Le seul bémol, le portage ne dispose pas de repose-poignet. J’ai bricolé un système de fortune avec un cordage de 8 mm de diamètre et de 1,5 m de long que j’ai fixé à la sangle de réglage.

En route !

Au quotidien, le Osprey Stratos 50 se révèle un vrai régal. La housse protectrice intégrée permet de le protéger de la pluie, mais surtout, dans mon cas, d’éviter d’accrocher les sangles dans les branches basses des taillis que je traverse quand je sors parfois du tracé.

Poches de la centure abdominale (c) OspreyLa ceinture abdominale est confortable et pratique grâce aux poches dans lesquelles j’ai glissé des barres énergétiques et la batterie d’appoint pour mon matériel électronique (caméra, téléphone, montre…). C’est vrai qu’elles pourraient être plus spacieuses, mais je me suis adapté et en définitive, leur taille moyenne est un excellent compromis puisqu’elles n’entravent jamais les mouvements.

Pas toujours pratique, mais on s’y fait

L’ouverture latérale devrait me permettre d’accéder à ma popotte et au filtre Katadyn que j’utilise pour remplir ma gourde. Or, il s’avère difficile d’atteindre les effets qui se trouvent dans le fond du compartiment sans vider la quasi-totalité du sac. Franchement gênant sous la pluie ! J’ai donc renoncé plus d’une fois au petit thé réconfortant que je m’accorde lors des pauses. J’aurais préféré une ouverture en forme de U pour accéder à tout le bas du compartiment, mais je me suis adapté.

Le grand compartiment ouvert à l’avant est vaste. Il accueille mon en-cas, préparé à l’auberge le matin, et la veste contre la pluie. Il est facile d’accès et son volume est tout juste adapté à mes besoins, et à ceux de la plupart des randonneurs. Le système de fermeture et les sangles de compressions assurent une excellente stabilité de l’ensemble.

Le dos tendu en mailles offre une aération optimale. Je dois reconnaître que le confort de l’Osprey Stratos est exceptionnel. Malgré de nombreux épisodes pluvieux suivis de périodes ensoleillées et plutôt chaudes, j’ai marché avec le dos au sec sur la majeure partie du parcours. Il aura fallu attendre les dénivelés positifs les plus forts et quelques efforts plus conséquents pour souffrir un peu de la transpiration. Mais c’est franchement de ma faute. C’est à moi de savoir gérer mon effort.

Une mauvaise surprise

J’avais rangé mon carnet de notes et mes documents de voyage directement sous la poche supérieure, ce fut une erreur. Lors des petits épisodes de pluie, l’eau qui s’écoule du haut du sac s’est infiltrée sous la coiffe. Comme il s’agit d’une poche en filet (question de gagner quelques grammes sans doute), mon calepin était trempé.

Il convient donc de glisser les effets que l’on place là dans une pochette étanche et hermétique.

Une bavette de finition, comme il en existe à la concurrence, aurait certainement empêché ce désagrément. Maintenant, je comprends la difficulté. Si le marcheur opte pour un portage en mailles tendues pour éviter d’avoir le dos mouillé, il est difficile pour le fabricant de coudre cette bavette sans en faire une gouttière qui… mouillera le dos.

J’aime, j’aime pas

J’ai aimé

  • Le sac est léger.
  • Le réglage du harnais est simplissime.
  • Le système de portage à dos tendu est particulièrement confortable. C’est même le plus confortable que j’aie jamais essayé.
  • La ceinture du harnais est très confortable.
  • La coiffe du sac est amovible, ce qui la transforme en petit sac d’appoints si on veut faire une excursion en ville en laissant son “gros” bagage à l’étape.
  • Il y a une poche sur le devant du sac qui est très pratique pour installer le matériel “à la journée” comme un casse-croûte et la veste de pluie (si annoncé par Mr Météo).
  • Des fourre-tout en filet élastique sont disposés de chaque côté, dans le bas du sac.
  • Des poches pratiques sont accessibles sur la ceinture du harnais.

Osprey Stratos 50 (c) Osprey

À parfaire

  • Il manque un rabat pour protéger la coiffe côté dos. L’eau s’est infiltrée dans la poche “secrète” qui constitue la base du compartiment. La paroi est en filet et mes documents ont été mouillés.
  • Le compartiment du bas est trop étriqué pour y ranger ce que je voudrais y faire entrer (et qui rentre dans d’autres sacs de plus petite contenance)
  • Sur les bretelles de portage, j’aurais voulu pouvoir fixer des repose-poignets.
  • L’ouverture latérale est présente, mais elle est trop “serrée” pour offrir un accès aux accessoires du fond du sac.
  • Le corps du sac se divise en deux compartiments, c’est pratique, mais la cloison de séparation n’est pas optimale. L’usage et de longues distances nous diront comment la cloison résiste.

Ma conclusion

L’Ospey Stratos 50l offre un paradoxe. Il est à la fois bien pensé grâce aux nombreuses poches et compartiments extérieurs, mais l’accessibilité et le rangement sont assez difficiles à aborder. Il faudra que je modifie quelques-unes de mes habitudes pour réellement apprivoiser ce nouveau compagnon de voyage.

blankJe ne regrette pas cet essai. Je conserverai ce sac pour des randonnées estivales dans des régions où la pluie n’est pas à craindre et où je n’aurai pas à emporter ma tente. La qualité de portage et la répartition des charges sur le dos et les hanches sont exceptionnelles. Le confort d’utilisation s’avère satisfaisant. Une meilleure accessibilité dans le bas du compartiment principal aurait été un plus. J’ai beaucoup apprécié la grande poche sur le devant qui m’a permis de ranger mon ciré et mon casse-croûte.

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