Tourista (c) Darko Djurin sur Pixabay

La tourista, comment l’éviter ou la soigner

La tourista, mal du voyage… La file aux toilettes est longue. Toute la détresse de la planète pointe le bout de son nez à la sortie d’un terrier qu’on voudrait ne pas évoquer. Comment éviter ou soigner la diarrhée du voyageur ?

En un coup d’œil

Quel plaisir de voyager ! Encore faut-il savourer chaque instant. Difficile d’en profiter si on est touché par la diarrhée du vacancier, la fameuse tourista, mal du voyage. Heureusement, toutes les destinations ne sont pas visées. Trouver ici la liste des pays concernés. Mais quand on se rend dans un pays où l’hygiène alimentaire est en dessous des standards européens, le risque de contamination est réel. Dans ces conditions, un touriste sur trois est concerné. Éviter la tourista est possible, mais il faut être attentif à quelques petits détails.

Comment éviter d’être malade ?

Fatigue, douleurs abdominales, diarrhée, nausées et vomissements figurent parmi les symptômes les plus communs de la tourista. On peut aussi la comparer à une gastro un peu sévère. Mon médecin de référence, qui me soigne depuis que je suis enfant, me dit :

“La diarrhée provient le plus souvent de l’eau courante utilisée pour les repas, les rafraîchissements, etc. Avant de passer à table, je préconise de se laver les mains. Il est prudent de faire bouillir de l’eau (au moins dix minutes). On la laisse refroidir dans un endroit frais et fermé. Quand elle est froide, on peut l’utiliser pour laver les fruits et les légumes. Après ça, se relaver les mains au savon ou au gel hydroalcoolique”.

Sick (c) Naomi August (Unsplash)Le docteur rappelle également que : “il faut éviter de manger des aliments comme les fruits de mer, la viande, la volaille et les poissons quand il ne sont pas assez cuits. Il est sage d’écarter aussi les produits laitiers, les yaourts et autres fromages locaux“. Pour ma part, je rappelle que toute boisson que l’on vous sert devra être décapsulée par vos soins. Vérifiez bien que les scellés sont toujours présents. Vous savez, cette petite bague qui est fixée au bouchon à visser des bouteilles de sodas qui fait “crac” quand on tourne pour ouvrir.

Boire chaud rafraîchit plus qu’il n’y paraît

Bouteille d'eau (c) Steve Johnson (Unspalsh)En dehors des boissons en canettes et bouteilles fermées, l’idéal est de boire de l’eau bouillie. Si vous n’entendez pas le petit clac caractéristique de l’ouverture d’une bouteille d’eau qui a encore son anneau de sécurité, ne buvez pas. Donc par ici les cafés, serrés ou non, et les bonnes tasses de thé ou d’infusions. C’est d’ailleurs ce que font les peuples du désert. Car boire chaud rafraîchit plus qu’ingurgiter une boisson glacée. En effet le corps réagit à la chaleur en mettant en place des processus qui vont abaisser la température du corps. À contrario, agressé par un liquide servi trop froid, l’organisme s’adapte et produit l’effet inverse.

Il y a aussi les tablettes qui purifient l’eau, mais le goût que l’on doit se farcir après est très désagréable. L’autre inconvénient, c’est qu’il n’est pas toujours facile de doser. J’avais des pastilles qui traitent 10 litres d’eau à la fois. Et je n’avais qu’une poche de deux litres. Imprévoyance quand tu nous tiens !

Fuyez les glaçons et les glaces.

Les glaçons c'est pas bonAh, il fait chaud et une boisson bien froide serait tellement rafraîchissante. Fuyez les glaçons ! Ils sont souvent confectionnés avec de l’eau du robinet congelée. Cette même eau que je l’on déconseille de boire. Un peu bête de suivre toutes les recommandations possibles et de se faire prendre au piège pour une raison aussi simple à éviter. C’est évidemment la même chose avec les cocktails, boissons alcoolisées qui contiennent ces cubes de glaces mais aussi pour tout ce qui se fabrique avec de l’eau. Les glaces artisanales sont à ranger dans le même sac. Elles conjuguent les désavantages des produits laitiers et ceux de l’eau.

C’est ma même chose dans les brasseries et restaurants chez nous. Les machines à glaçons sont rarement nettoyées et désinfectées à fond. Donc, pour moi, le glaçon autre part qu’à la maison, ce n’est pas une bonne idée.

Banir les accompagnements à base d’oeufs crus

Toujours à table, je conseille d’évitez les aliments et accompagnement à base d’œufs non cuits comme la mayonnaise et de nombreuses autres sauces. Il y a aussi de desserts et des entremets qu’il faut banir comme la glace (oeufs, lait et eau) ou les mousses (musse au chocolat, mousse de saumon…).

Hygiène, hygiène

Et puis, il y a les moments d’hygiène. Pas la peine de prendre un bain au champagne, au lait d’ânesse ou à l’eau minérale… Il faudra peut-être penser à utiliser de l’eau en bouteille pour se laver les dents. Ce sera plus prudent.

S’hydrater

BoireRevenons à notre désagréable diarrhée. Malgré toutes les précautions prises, vous voilà un peu barbouillé. Diarrhée et vaumissements sont au programme de la journée. Dès lors, l’important est de s’hydrater.

On ne meurt pas de diarrhée, jamais. Mais on peut mourir de déshydratation. Donc il faut boire, beaucoup, de l’eau ou du thé. Le tout c’est que l’eau soit de l’eau en bouteille scellée ou qu’elle soit bouillie“, prévient mon cher toubib.

Personnellement, quand je suis touché par le fléau, je bois une boisson pétillante sucrée de temps à autre. Cela aide un peu

Soigner la tourista

Ensuite, il convient de traiter rapidement les symptômes. Une de mes astuces, découverte en Ukraine où j’ai bu de l’eau d’une fontaine de montagne, avant de me sentir un peu mal. Il s’agit d’ingurgiter une dose de charbon de bois pharmaceutique. On en trouve dans les pharmacies, avant de partir, mais aussi dans les officines de nombreux pays, comme ici, en Ukraine. Ma tourista a été vaincue en deux jours. La posologie varie, une pastille par 10 kg de poids, un ou deux comprimés trois fois par jour, ou une prise unique (rencontré une seule fois). C’est très efficace et cela évite de consommer le très controversé Imodium.

Visite de contrôle avant de partir

Consulter un médecinOn peut aussi prendre les médicaments préconisés par votre propre médecin traitant avant le départ. C’est lui qui vous connaît le mieux. Je conseille toujours de le consulter la semaine avant le départ et de compléter la petite pharmacie de voyage en fonction de ses recommandations. Un protocole rédigé en anglais, à présenter à un médecin local ou à l’hôpital, est aussi très utile si vous souffrez d’une maladie chronique ou si vous êtes à risque. Parlez de vos voyages avec votre docteur, c’est toujours une bonne précaution.

Consulter sur place

Si le problème persiste après une première tentative d’automédication, il FAUT consulter un médecin sur place ou, à défaut, un pharmacien. Les professionnels locaux de la santé sont habitués à traiter ce genre de mal, ils en connaissent les remèdes à cette tourista, mal de votre voyage. Extrêmement rares sont les cas où il faudra prévoir un rapatriement pour cause de “tourista”, mais cela arrive. Ne prenez jamais ces désagréments à la légère.

Pause café (c) Alain DemaretVoilà, prévenir ou guérir, les conseils que je peux donner sur base de mon expérience personnelle. Je rappelle que j’utilise une pompe filtrante Katadyn de 350 gr. Je n’ai encore jamais eu de soucis avec l’eau filtrée par ce dispositif. Si nécessaire, je prendrai de plus amples informations auprès de spécialistes si vous avez des questions.

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