Boire

Boire avant d’avoir soif ou avoir soif pour boire ?

Boire avant d’avoir soif ou avoir soif pour boire ? C’est le dilemme des grands sportifs qui disent qu’il vaut mieux boire avant d’avoir soif. Mais la médecine prétend que la sensation de soif indique le moment où il faut boire.

En un coup d’oeil

Article connectéLes sodas ? Oui, mais… après la rando !

Les beaux jours sont de retour. Le confinement se termine. On constate que beaucoup de gens qui avaient pris l’habitude de s’aérer continuent de fréquenter les parcs et les chemins de balades. Si cela perdure, ce sera une des bonnes conséquences de cette crise sanitaire.

Boire est indispensable (c) Kate Joie (Unsplash)Avec les chaleurs qui s’accentuent doucement, les questions d’hydratation vont se poser. Alors faut-il boire avant d’avoir soif ou faut-il attendre d’avoir soif pour boire ? Voilà un sujet qui partage le monde médical, la communauté des marcheurs et le secteur du sport en général.

Je ne suis pas nutritionniste et encore moins diététicien. Par contre, je crois avoir un peu de bon sens et une certaine expérience de la marche. Voilà pourquoi je me propose de rassembler tout le monde… Après de nombreuses lectures et d’après ma propre expérience, je suis convaincu que les deux écoles ont raison. Le tout est une question de circonstances, de distance et de type d’effort.

Toujours emporter de l’eau

Je pense que partir sans eau dans son sac, fut-ce pour une courte promenade, est une erreur. Qu’elle soit plate ou pétillante, l’eau, comme ça, toute simple, c’est le remède miracle contre la soif. C’est d’autant plus vrai si on prolonge un peu la sortie ou si la chaleur est présente. Et c’est encore plus pertinent si le parcours est accidenté.

Dans ces conditions, courte distance, effort moyen et durée raisonnable, buvez de l’eau quand vous avez soif. De l’eau, rien que de l’eau, c’est amplement suffisant pour vous hydrater.

Mon conseil perso : quand vous marchez ou faites du sport, évitez à tous prix les sodas trop sucrés. Je vous explique pourquoi ici.

Et si l’effort se prolonge…

Par contre, lors de déplacements de plusieurs heures ou si vous prévoyez une balade à allure sportive, il faut faire preuve de prévoyance. Il est indispensable de boire régulièrement de petites quantités d’eau de manière à compenser les pertes hydriques dues à l’effort prolongé. Je veux parler des pertes d’eau induites par la transpiration, l’urine ou les effets de régulation thermique du corps. Dans ces conditions, il est bon de boire avant d’avoir vraiment soif. Sur de longues distances, boire quand on a soif n’est plus suffisant. Dans ses conférences, le docteur Jean-Louis Étienne explique : “La sensation de soif est le témoin d’un déséquilibre déjà installé. À l’effort, il faut prévenir ce déséquilibre, car il est difficile de corriger la déshydratation lorsque l’effort intense se produit. […] Lorsqu’elle survient, les douleurs musculaires sont assurées pour les deux jours qui suivent”.

Pause café (c) Alain DemaretEn 2018, après quelques jours de marche en direction de Saint-Jacques de Compostelle, j’ai rencontré plusieurs personnes avec qui il était agréable de marcher. Notre petit groupe avait pris l’habitude de faire une pause toutes les deux heures pour prendre un café ou un thé. En plus d’offrir un peu de repos, cet arrêt permettait aux corps de se réhydrater plus en profondeur. En route, chacun et chacune s’hydrataient en fonction de ses besoins. À la fin de la journée, nous avions tous bu plus de trois litres d’eau, voire quatre à cinq litres lors d’étapes chaudes ou plus sportives.

Gourde ou Camel Bag ?

La bouteille dans le sac (c) Mael Balland (Unsplash)J’ai interrogé de nombreux marcheurs sur leurs habitudes. Ceux qui se baladent avec une gourde ou une bouteille d’eau s’hydratent quand ils le peuvent et en quantité. Pour ceux-là, le fait de s’arrêter et de sortir la flasque est un frein à leur allure. Ceux qui disposent d’une poche à eau avec un tuyau accessible à tout moment boivent plus souvent et en petites quantités. Ils prennent aussi beaucoup plus de liquide. Est-ce à dire que le Camel Bag est LA solution ? Je n’irai pas jusque-là, mais il apporte un fameux confort.

Maximum 1/3 de litre à la fois

Boire beaucoup en une seule prise de liquide est fortement déconseillé. C’est pourtant ce que font bons nombre de marcheurs qui optent pour une gourde ou une simple bouteille d’eau. N’oubliez pas que c’est l’organisme qui dirige.

Gourde ou Camel Bag (c) Autri Taheri (Unsplash)

La quantité de liquide que l’on peut boire d’une traite ne doit pas dépasser 1/3 de litre. Dans le cas contraire, on provoque un double désagrément. D’abord, trop de liquide dans l’estomac ralentit la capacité d’assimilation de l’eau. Si la déshydratation est déjà là, elle va continuer à s’accentuer. Et puis, le poids de l’eau dans l’organisme provoque une gêne très inconfortable, voire des nausées et même des vomissements.

La règle des six fois

Et pour en terminer, un éminent chercheur qui professe dans une université française, marcheur à ses heures, m’a dit… “donner une quantité quotidienne à boire est illusoire. La bonne proportion est celle qui vous fait aller naturellement uriner cinq à six fois par jour“. Est-ce la voix de la sagesse ? En tout cas, c’est celle que je retiens au jour le jour.

 

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